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Particules fines : pollution record

Collectivite Auteur : Agences/st
Date de publication : 02/02/2006
Année de Publication : 2006
Type : Etude
Thème : Pollution
Couverture : Maroc
Langue : FR

Résumé/Extrait :

Zurich, Berne, Bâle et Sion affichaient également des valeurs importantes dans l’après-midi : respectivement 195, 136, 124 et 92 microgrammes par mètre cube, selon les données de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV).

Même si les villes du Plateau restent les principales concernées, la campagne n’a pas été épargnée. Près de 154 µg/m3 ont été mesurés à Payerne (VD) et quelque 164 µg/m3 à Dübendorf (ZH). A plus de 1000 mètres d’altitude, Chaumont (NE), avec 14 µg/m3, n’a pas franchi la valeur-limite. Au Rigi (LU), qui culmine à 1797 mètres, elle a été frôlée (45 µg/m3).

Les concentrations ont atteint des sommets ces derniers jours. La valeur-limite a été dépassée plusieurs fois dans dix des treize stations de mesure du réseau NABEL qui calculent en continu la pollution de l’air en Suisse.

Lausanne abrite avec Berne l’une des deux stations de mesures situées sur une route du centre-ville à forte circulation. A Zurich et Lugano, ces stations se trouvent également au centre-ville, mais dans un parc.

Deux semaines

Début janvier, le dépassement de la valeur-limite a duré près de deux semaines dans certaines villes. Ces valeurs élevées sont caractéristiques en hiver : l’air froid, en bas, se mélange mal à l’air chaud, en altitude. La présence d’un stratus peut contribuer à cette situation, qui dure parfois plusieurs semaines.

Le seuil fixé dans l’ordonnance sur la protection de l’air ne devrait pas être dépassé plus d’une fois par an. Cela a toutefois déjà été le cas à 21 reprises à Berne, 20 fois à Lausanne et 18 fois à Zurich depuis le début de l’année.

Mesures

La pollution atmosphérique actuelle pousse certains cantons à réagir. Les directeurs cantonaux de l’environnement de Suisse centrale demandent ainsi la mise en place de mesures rapides au niveau fédéral. Le Conseil municipal de la ville de Berne a lui appelé le canton à réduire sans délai la vitesse sur les autoroutes à 80 km/h.

En Suisse alémanique, les autorités de plusieurs cantons et communes ont prié la population de ne plus chauffer au bois et d’éviter d’allumer des feux à l’extérieur. Les voitures, surtout celles consommant du diesel, devraient rester inutilisées. Mi-janvier, le conseiller fédéral Moritz Leuenberger a lancé un plan d’action pour réduire cette pollution.

Débat sensé

A Lausanne, le syndic écologiste Daniel Brélaz ne veut pas céder à la panique. Il réclame des autorités fédérales et cantonales des informations détaillées sur l’origine de ces particules fines et les risques qu’elles font réellement courir à la population.

« On manque cruellement de données pour mener un débat sensé. Actuellement, je ne sais pas si cette norme de 50 microgrammes est là pour faire avancer la technologie ou si elle est l’indicateur d’un réel danger. Et si oui, ce risque concerne-t-il une personne sur cent ou plutôt une personne sur mille », se demande-t-il.

Pour pouvoir prendre des mesures efficaces, il faut connaître la carte des pollueurs objectifs : quelle proportion de particules fines provient du trafic lourd, du trafic léger et des chauffages, ajoute-t-il.

Seules les autorités fédérales et cantonales peuvent prendre des mesures, relève le syndic. « Nous les communes ne pourrions que décider de fermer certaines rues en les mettant en travaux. Mais cela ne servirait à rien, car le trafic se reporterait sur d’autres axes ».

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