Type : Article
Titre Publication en série :
Maroc Conjoncture
Editeur(s) : Centre Marocain de Conjoncture
Année de Publication :
2025
Langue : FR
Collation :
n. 376,
p.16
: graph.
Mots-clés :
RME ; UNION EUROPÉENNE ; BANQUE ; ANALYSE FINANCIÈRE ; RÉGLEMENTATION ;
TRANSFERT D'ARGENT ; ÉCONOMIE NATIONALE.
L'étude statistique des fonds transférés par les Marocains Résidant à l’Étranger (MRE) au cours de la période 2007-2024 montre toute l'importance de ces transferts pour l'économie nationale. Avec un montant record de 117,7MMdhs en 2024, soit 31,4% du volume total des Avoirs Officielles de Réserves (AOR) enregistrées au terme de l'exercice écoulé, les transferts des MRE constituent un déterminant décisif pour la crédibilité financière internationale du Maroc et la soutenabilité de ses comptes extérieurs. C'est que la contribution de ces transferts à la résorption du déficit commercial en biens et services représenterait 85,5% en 2024 contre respectivement 88,7% en 2023 et 68,7%en 2022. Or, la dynamique des envois financiers des MRE pourrait se heurter, dans un avenir très proche, à de nouvelles règlementations en cours d'élaboration au sein des pays de l'Union Européenne, règlementations dont les impacts seraient très fâcheux pour le Maroc. La continuité de l'activité de ces différentes institutions sur le sol européen est menacée par certaines dispositions de cette nouvelle réglementation communautaire, réglementation dont l'objet porte sur la pré-sence de toutes les banques étrangères à l'UE. Autrement dit, toute menace sur l'activité de ces canaux de transferts des fonds des migrants impacterait, négativement, toute la dynamique de financement des comptes extérieurs du Maroc.
N° de la microfiche : 045756
