Auteur(s) :
Yamani
Nezha
Type : Article
Titre Publication en série :
Bulletin Economique et Social du Maroc
Editeur(s) : Institut Universitaire de la Recherche Scientifique
Année de Publication :
2013
Langue : FR
Collation :
n. 169,
p. 211-230
: notes, réf.
Mots-clés :
POLITIQUE ECONOMIQUE ; RESILIENCE ; RME ; MACROECONOMIE ; CRISE ECONOMIQUE ; TOURISME ; EXPORTATION.
Nombreux sont ceux qui ont parlé de la résilience de l'économie face aux conséquences de la crise financière internationale. L'économie marocaine a fait preuve d'une bonne résilience dans le contexte de la crise mondiale en raison de la stabilité du cadre macroéconomique, de la solidité du secteur financier et de l'efficacité du système de supervision et de régulation. Or, les pertes de la crise mondiale pèsent lourd sur l'activité économique. Cette crise a transité par des effets de revenus liés à la baisse de la demande externe à travers quatre canaux de transmission, à savoir, le tourisme, les exportations, les transferts des RME et les IDE. Les taux de croissance enregistrés en 2008 et 2009 ne présagent pas d'une bonne santé du système de croissance et se fondent sur des éléments fragiles et instables. Ces effets révèlent un cumul de contreperformances et de fragilités que la politique de rigueur a entretenu. Fragilités qui s'illustrent à travers une croissance molle, volatile, peu créatrice d'emploi et une industrie faible. L'impact de la crise est réel et met fin à l'illusion de résilience. Ainsi, on met le point sur la politique économique et la crise au Maroc et sur l'hypothèse de résilience en question.
N° de la microfiche : 045724
