Auteur :
Tamirisa
Natalia
Année de Publication :
0
Type : Article
Thème : Environnement
Télécharger le document :Le changement climatique et les dommages qu’il causera sans doute placent les responsables nationaux face à un dilemme : d’une part, il n’est pas sûr que les actions menées seront efficaces et, de toute manière, elles bénéficieront surtout aux générations futures, alors qu’elles risquent d’avoir un coût énorme à court terme ; d’autre part, l’inaction aurait un coût irréversible, peut-être catastrophique, qui retombera probablement davantage sur les pays pauvres que sur les pays développés. De plus, même si les émissions de gaz à effet de serre (GES) qui s’accumulent dans l’atmosphère et réchauffent le climat s’arrêtaient immédiatement, les températures continueraient d’augmenter pendant encore plusieurs décennies à cause des émissions passées.
Pour toutes ces raisons, les responsables économiques admettent désormais qu’il faudra s’organiser à la fois pour atténuer le réchauffement de la planète, en faisant ralentir puis diminuer les émissions de GES, et pour s’adapter aux effets des émissions passées et à venir. Ils n’ignorent pas non plus que les mesures de modération peuvent avoir rapidement des conséquences considérables.
Pour mieux comprendre quels effets les mesures de modération auraient sur les économies nationales, le FMI a récemment comparé diverses mesures envisageables : taxes sur les émissions de GES, échange de permis d’émission, et formules hybrides conjuguant certains éléments des deux. Le résultat est encourageant : l’analyse révèle qu’il est possible de faire face au changement climatique sans compromettre la stabilité macroéconomique et la croissance ni mettre à contribution de façon disproportionnée les pays le moins à même d’assumer le coût que cela implique. Autrement dit, pour peu que les actions envisagées soient bien conçues, leur coût économique devrait être gérable.
Finances & Développement Mars 2008, Volume 45, Numéro 1
